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Actualités du BTP

3
Nov

Baromètre de conjoncture : Les entreprises du BTP optimistes

Baromètre de conjoncture : Les entreprises du BTP optimistes

La CGEM les a interrogées sur plusieurs questions thématiques

La concurrence déloyale est citée par 23% des dirigeants comme étant un facteur menaçant pour leurs activités et ce en dépit de la région, de la taille et le secteur de la société.

Compétitivité, concurrence déloyale, financement et fiscalité… Ce sont les principaux enjeux énumérés par les chefs d’entreprises ayant répondu à l’enquête de conjoncture de la Confédération générale des entreprises du Maroc. A travers son baromètre trimestriel, la CGEM a mesuré les principales préoccupations des unités entrepreneuriales quelles que soient leurs tailles. D’ailleurs, ces enjeux restent partagés par l’ensemble des entreprises du pays. «Si la compétitivité sur le marché national est le principal enjeu pour les entreprises quel que soit leur profil, la concurrence déloyale est plus évoquée par les entreprises situées dans la région Casablanca-Settat.

Quant aux entreprises de BTP elles sont plus préoccupées par l’accès au financement», relève-t-on de la note relative aux résultats de la 13ème vague du baromètre de conjoncture de la CGEM. En effet, la concurrence déloyale est citée par 23% des dirigeants comme étant un facteur menaçant pour leurs activités et ce en dépit de la région, de la taille et le secteur de la société. La fiscalité et impôt ont été par ailleurs cités par plus d’un dirigeant sur 5 et en grande partie par les entreprises dont l’effectif ne dépasse pas les 20 employés. Un aspect qui, selon la confédération, affecte sensiblement moins les entreprises situées dans le Souss-Massa et celles ayant un effectif de 51 à 200 employés. L’autre préoccupation relevée dans le cadre de cette enquête n’est tout autre que la disponibilité et la qualification des ressources humaines.

Cet enjeu touche plus les grandes entreprises que les petites et encore moins dans la région de l’Oriental. Par ailleurs, 12% des chefs d’entreprises interrogés appréhendent le risque de la baisse d’activité. Une préoccupation qui ne semble pas trop inquiéter les entreprises du BTP qui affichent un optimisme sensiblement plus élevé dans un futur proche. Les problèmes liés aux créances impayées ont également été évoqués et ce par 10% des sondés. Les entreprises ayant répondu à l’enquête de la CGEM ont été interrogées sur des questions thématiques notamment, l’impact des délais de paiement sur leurs activités, la perception de l’évolution des marchés publics et l’impact du projet de flexibilité du dirham. Concernant ce dernier point, 58% des dirigeants semblent être moins informés de cette réforme. Les entreprises de petite taille représentent 32% de cette catégorie.

En termes d’impact, près de la moitié des dirigeants informés jugent que cela n’aura aucune incidence sur leur entreprise, tandis que d’autres s’attendent à un effet négatif (22%), une hausse des coûts des matières premières et produits importés (8%), une forte variation des prix (3%), et un impact sur la compétitivité de l’entreprise (2%). S’agissant de l’environnement des affaires, les perceptions restent identiques à celles recueillies au premier trimestre de l’année : aucune évolution à constater à court terme. «Dans leur large majorité et à l’image des vagues précédentes, les dirigeants interrogés ne perçoivent pas d’évolution de l’environnement des affaires dans un avenir proche, ni de changement de la situation des différents indicateurs au cours des 3 prochains mois», commente la CGEM qui note néanmoins une progression des projections positives pour la quasi-totalité des indicateurs. S’agissant de l’évolution de l’investissement, 27% des entreprises ayant participé à cette enquête confirment avoir réalisé des investissements au cours des 3 derniers mois. Un taux qui, selon la CGEM, est sensiblement plus élevé dans les structures exportatrices et celles ayant entre 51 à 200 employés. Les entreprises ayant réalisé le moins d’investissement sont celles dont l’effectif ne dépasse pas 20 employés. Cet élan devrait être maintenu dans les mois à venir, notamment au niveau du secteur du BTP dont les entreprises souhaitent non seulement investir mais également augmenter leurs effectifs.

Source: Aujourd’hui.ma